lundi 23 avril 2012

Barrage De Gruyère - A1763 "Philippe et Edouard"

Voici un article qui traite d'un autre élément du Barrage de Gruyères. Il s'agit du fortin A1763. C'est en quelque sorte le grand frère du 1762 qui a fait sujet de mon article précédant.


Pour cela voici le plan général du Barrage de Gruyère. L'élément dont traite cet article est le n°4





Sa position: 
Il se situe au pied de la colline de Gruyères, le long de la route cantonale qui relie Epagny à l'Intyamont. Se trouve à la hauteur du Mur antichar de la Bérauta, il s'étend sur une longueur de près de 180m le long de cette route.

Sa localisation visuelle est un certain défit. L'entrée de l'ouvrage est pour ainsi dire introuvable si on ne connait pas l'ouvrage. Le seul moyen de la déceler  est d'emprunter  un chemin 4x4 sans issu.  Le simple fait d'arriver à cet endroit est déjà une volontés en soit car on y passe pas par hasard. C'est ensuite la fine observation qui finalisera la trouvaille: un petit portail de bois au pied d'un sapin bien massif... c'est pas courant du tout.

Pour ce qui en est des blocs de tirs, leurs localisation est un peu plus aisé, depuis la route cantonale, un peu de patience permettra de localiser ce que j'appelle le bloc B. Le A ainsi que la poste d'observation, situés dans la foret, restent dur à cerner sans y mettre la main à la pâte. 



Vu d'ensemble du fortin et de son champ d'action (les flèches rouges représentent l'avancé supposé du mouvement ennemie)

Même vu d'ensemble, cette fois vu depuis la route cantonal


Son équipement


Cet ouvrage est un Fortin d’infanterie équipé de 2 Bloc de combat que nommé Philippe et Edouard (dans l'ordre d'avancé dans le fortin):

Bloc A "Phillipe":
  • 1 embrasure pour canon antichar 4,7cm remplacé par la suite par un 9cm
  • 2 embrasure pour observateurs
Bloc B "Edouard":

ce fortin contient un 3ème petit bloc situé à mi-chemin des 2 blocs de combat. Il abrite un poste d'observation et une porte donnant sur les secteurs de feu. Très basse, cette configuration est hors du commun. Il s'agit en fait d'un passage pour amener les canons 9cm dans le fortin. L'entrée principale faisant un angle droit à l'entrée de l'ouvrage. Il était impossible de passer les canons par là.

Sa mission: 
Il a pour mission de surprendre l'ennemi arrivant par le nord (Epagny, Bulle, Broc,...) et d'assurer la  défense du mur antichar de la Bérauta.

L'ennemi, en arrivant sur les lieux, se trouve face au mur de la Bérauta et la route surplombant le  fossé étant miné (OMI): elle est préalablement démolie. De ce fait, l'avancé est stoppée, le fortin a pour tâche de retarder, stopper, ou dévier le mouvement ennemie et de neutraliser tout début de travail effectué par d'éventuelles troupes de génie en les flanquant.

L'ennemi se trouve donc devant un mur 3 options leurs sont donné:
  • éviter  d'être sous le feu du A1763 et partir  en contournant la colline de la Bérauta par l'est (et tomber sous le feu du A1762 et du A1760
  • contourner l'ensemble de la colline de Gruyères par l'ouest et se retrouver face au mur du Laviau et de Saussivue.
  • continuer  et risquer le mouvement de front. 


au second plan, la pleine par laquelle l'ennemi était censé arriver
Son historique:
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Son état actuel:
A l'extérieur: 
Cet ouvrage se trouve un peu plus exposé que son petit frère du Pont-qui-Branle. Inévitablement, il est hélas un peu plus dégradé.
- Les câbles de maintient des camouflages amovibles sont sectionnés
- Les volets de camouflage  maintenu par les barre sont éventré par les curieux
- Certains volets fermé par cadenas BBB sont scié.
Néanmoins, malgré cette liste noir, on note l'excellente conservation du camouflage en faux roc des 2 bloc de combats.

A l’intérieur:
On ne le dirait pas, mais ici, on pourrait pensé être sous un lac. En y observant de plus près la construction des galeries et certain détail, tel que les écoulement dans le Bloc A, les bâtisseurs de l'époque avait compris être dans une zone avec passablement d'infiltration, J'y reviendrais plus bas.
Hormis cela, ce lieu, fermé et à la propriété de la Commune de Gruyère, est utilisé pour certaines activités et cela ce voit, pas de grosses déprédations, mais quelques peintures par ci-par là, quelques déchet, et des activité utilisant des torches qui ont laissé quelques traces (et déchets)
Nous avons même constaté qu'un accès à l'ouvrage n'était pas bouclé. Laissant ainsi porte ouverte à celles et ceux   qui ont (certainement et volontairement omis) dans fermé ce passage.
Cet ouvrage n'est pas entretenu, mais pas à l'abandon non plus. Si il est en un peu moins bon état  que le 1762, il reste très respectable. Pourvu que cela dur   

Sur place: 
Commençons notre petite visite en jetant un coup d’œil sur les élément extérieur de l'ouvrage.
Il est possible d'arrivé sur les lieux par le bas (route cantonale) ou par le haut (depuis la ville de Gruyère). Je choisi la 2ème options Non pas que j'apprécie le bain de foule  touristique mais  la vue tout au long du chemin d'approche est toujours sympas. 



1er élément visible qui confirme la présence de l'ouvrage non loin: la vanne du réservoir: 


Elle surplombe pour ainsi dire le Bloc B, allons-y de ce pas 
  


Nous voici face au bloc B"Edouard", il y cache un canon 9cm (droite), une position MG (gauche) et une position observateur (au centre) 


....le même, en mode fermé


Le secteur de feu du bloc B à pour ligne de mire le mur de la Bérauta  et l'omi (le pont qui enjambe le fossé) en son plein centre. 



nous nous dirigeons ensuite en direction du poste d'observation se trouvant au milieu du dispositif: 
 
la partie supérieur est la "cloche" d'observation,on devine, dans la partie inférieur une petite trappe



Partons maintenant en direction du second bloc nommé "Philippe"...


ce bloc renferme un canon  9cm  antichar  et 2 positions d'observation . Son secteur de feu, qu'il faut deviner sur la photo qui suit, donne en direction de l' Omi et au-delà direction Epagny. Il couvre l'avant du Barrage de la Bérauta.



Partons en directions du dernier élément extérieur de l'ouvrage: son entrée, on se trouves sur le versant opposé au bloc A, on y retrouve un champ... un simple champ et un sapin...

vous cherchez encore son entrée?? Arrêtez, je viens de vous la dévoiler...

Ce sapin dissimule de manière astucieuse l'entrée du fortin long de plus de 180m. On prépare l'éclairage le plan et on plonge.







 Une fois passé la 1ère grille  (1) nous descendons un court couloir et nous voici face au créneau servant à surveiller l'entrée (3).Une mitrailleuse légère peut être engagée et une goulotte à grenade  (à droite, non visible sur la photo) est bien sûr présente.  Ces mesures sont un standard dans les entrées d'ouvrage.  Sur la droite, on retrouve la porte principale et blindée de l'ouvrage (2). On retrouve également un créneau sur cette dernière.


Detail du FAK se trouvant à l'entrée de l'ouvrage




 au passage, admirez ce que le temps se permet de faire avec les éléments quand on lui fiche la paix




Nous voici rentré dans l'ouvrage: nous voyons la porte principale (affublé du n° d'ouvrage) (2) ainsi que la goulotte à grenade à gauche. Une autre ouverture permet le passage des câbles transmissions et électriquse.



Nous faisons maintenant face au poste qui contrôle l'entrée (3). A noter que la personne en poste était reliée au réseau d'air afin d'être protégée des gaz de combat et autre monoxyde dégagé lors des tirs. Ce qui explique la présence de ce tuyaux et ces bouchons de liège reliés à une chaine à leurs extrémité 



Nous nous engageons dans le long boyaux de pierre. Une première série de locaux  composé de 2 salles  non protégées (4) se trouvent proche de l'entrée du fortin. Celui-ci pouvait accueillir 16 hommes 
détail d'un mur du 1er cantonnement
Au bout de la 1ère galerie, nous arrivons dans le bloc A "Philippe" (5)
J'ai déjà eu l'occasion de visiter ce bloc lors du la journée du patrimoine 2011. Tout était bien au sec. Pour cette seconde visite, nous sommes dans un début de printemps humide.... et on le voit tout de suite! Ici, tout le plafond suinte l'eau. Heureusement, pour le moment, l'écoulement crée dans ce bloc fait encore son travail d'évacuation.

Revenons à nos montons: nous voici face aux positions du bloc A: on retrouve à gauche et au centre 2 embrasures observateurs, permettant aussi l'engagement des mitrailleuse légère. A droite, derrière le mur, se cache la position du canon 9cm antichar dont on voit en détail du lieux sur la photo suivante:



Pour finir avec ce bloc, on retrouve encore un niche à munition (6) dont son accès se situe latéralement à la position canon.








Nous rebroussons chemin, pour repartir en direction de la seconde galerie. Une fois engagé dans cette dernière, après une 40aines de mètres nous retrouvons une nouvelle série de 3 salles (7). Ce secteur est réparti comme suit:
  •  2 grandes salles de même volume dont la 1ère est divisé en  2  volume égaux, si le volume se trouvant plus au fond fait office de local, la 1ère division, elle-même encore divisée en 2, renferme le local de ventilation (8) et le SAS d'entrée au cantonnement.
  • 1 salle (tout au fond) 1/2 plus petite que les autres. Capacité de cantonnement: 36 hommes








Détail du local de ventilation (8)... (clique droite+afficher l'image pour voir l'image en grande taille)





 Nous reprenons le périple, passons devant le mag mun (9)  





 et nous voici devant un couloir débouchant de la droite. Il permet d'atteindre la seconde entrée du fort. Ce secteur est séparé de l'extérieur  par une 1ère porte blindée, renforcée avec une section de DIN(13), verrouillée de l'intérieur. Ce dispositif est surmonté d'un poste d'observation (12). 

Cette entrée à 3 fonctions:
  • passage pour le retrait des volets de camouflage
  • passage pour entrer les canons
  • sortie de secours

Une seconde porte blindée (11) similaire à celle que l'on retrouve à l'entrée principale bloque l'arrivée dans le fort  par cette endroit.

Détail croustillant, en retrouve aussi dans ce couloir le WC de l'ouvrage (10)


Détail de la porte donnant sur l'extérieur de l'ouvrage (13)


Cette même porte vue fermée, de l'intérieur, on voit au dessus la niche d'observation (12)


détail du couloir menant à cette issue ainsi que la porte blindée (11), On devine la porte des WC à droite (10)

voici une vue du poste d'observation (12) on y retrouve:
en haut à gauche: la console de contacte pour la transmission radio permettant d'être en contact avec le reste du fortin  
En bas à droite:  isolateurs (en bois)
En haut au centre: la prise d'air
Au centre: les écoutilles (basé sur les goulotte à grenade) d'observation

Ce poste agissait aussi en tant que FAK camouflé. 


 Nous reprenons le chemin en direction du second bloc, ici et là, la galerie traverse des zones fortement humide, certains endroits soit renforcé avec des éléments préfabriqué.





Quelques mètres avant de pénétrer dans le Bloc B nous passons à coté du réservoir (14).




notez la limite max du réservoir visible contre les murs 
Nous voici arrivé dans le bloc B  "Edouard" (17):
n'hésitez pas... ctr dr et afficher l'image...  ;-) 
Nous nous trouvons en face du poste MG (à droite), un poste d'observation/FM (au centre) et à gauche, on devine la position du canon 9cm antichar. A noté que le fortin été doté initialement de canon 4,7cm. Il fut ensuite "mis à jour" avec des canons 9cm. Ce qui explique la raison de la présence de l'ancien calibre sur la porte et le long socle béton du canon 9cm.

 Comme expliqué précédemment: on retrouve au plafond le réseau d'air utile aux servants de pièces. Notez aussi la présence du réservoir d'eau qui, connecté directement à la MG11, permettait le  refroidissement du canon. 
Lors de la mise en place des MG51(celles ci ayant un principe de refroidissement à air) le réservoir, toujours présent, était cette fois-ci connecté à un bac d'eau dans lequel on était plongé le canon pour refroidissement. 


photo du post MG de fort A4232 de Koblenz. Ici complétement équipé, (photo tiré du site www.festung-oberland.ch)







et voici en détail la position 9 cm


jetons au passage un coup d’œil sur les "backstage" du bloc (on retrouve les même éléments dans le 1er bloc).....


système de ventilation du bloc


détail sur l'encoche fait dans le mur pour la manipulation du canon (mise en place et  retrait) Précisons que cela été fait lorsque que les canons 9cm ont remplacé les 4,7.



détail du poste d'observation et sur les boîtier des casques de communication





et voilà, le A1763 n'a maintenant plus de secret pour nous. nous refermons derrière nous la porte de ce petit vestige du passé de l'armée suisse  pour partir sur d'autres lieux... ;-)


Je tiens à remercier la Commune de Gruyère, propriétaire des lieux, pour nous avoir ouvert les portes avec plaisir. 








 
* Les infos sont tiré de sources diverse, confirmé ou non et d’observations sur le terrain. Si elles manquent a vos yeux de précision ou sont erronés: faites le moi savoir via les commentaires, je m'efforce  constamment d'effectuer les complément d'informations ad'hoc





jeudi 5 avril 2012

Fini, je prends congé de ma personne!


Voilà,

Je me souviens encore comme si c'était hier:

- "Monsieur, bonne nouvelle, vous êtes apte!, Néanmoins, je ne vous vois pas au front.. Je vous propose un poste un tout petit peut plus en arrière: Ecole de Forteresse, à Sion, ca vous convient?"

- "Ho Ben oui m'sieur!"

Voilà comment j'ai fais connaissance avec les troupe de forteresse. 1 ans après, février 2001, je rentre en service sur la place d'arme de Sion, L'ecole de Forteresse 58. Sans préavis mais sans grande motivations non plus.


C'est en fait à un moment charnière des troupes de forteresses que j'ai effectué mon école de recrue. Alors que nous courrions dans les champs, derrières,  les Grands Manitou  décidèrent de l'avenir de ces troupes.

J'aurais encore eu la "chance" d'effectuer mon Ecole de Sous-Officier ainsi que mon payement de Galon. Et ensuite, petit à petit et inexorablement: Ecoles, Bataillon, Divisions sont dissout, étendard rendu, personnel muté, les ouvrages sont petit à petit déclassé, révélé au grands jours... Nos tendres Solitaires, Puit de mineur, Ouvrage Miné, Araignée, tortue, Centi et tout élément auquel nous étions assigné sont neutralisé, Je prendrais vraiment conscience de ce fait lors d'un passage en civil près d'un Omis en train d'être démantelé et lorsque  que je me retrouve dans une enceinte de caserne thurgovienne en combi de chariste, flanqué de la bombe de l'artilleur  et de tenter de bien vouloir faire bouger des recrues ne parlant pas ma langue et futurs soldats de pièces nommé Kawest.  Parce que oui, dans l'artillerie, c'est comme ca que ca se passe... et ne vous n'y méprenez pas  .... Artillerie et forteresse... sont bien 2 opposés.

Je n'aurais donc jamais eu la chance d'avoir effectué  le moindre CR en tant que PiFort avec la compagnie à laquelle j'étais affecté.. la 12



Le seul regret dans tout ca est sans doute le fait d'être un peu resté sur sa faim, n'avoir connue que l'académie sans vraiment travailler dans le vrai terrain... c'est parfois un peu rageant... C'est comme ca, c'est la vie. ;-)

J'ai fini mes 80 derniers jours sur la place d'arme de Bière, entouré d'ancien camarade Sof Pi Fort. En 5 ans, les artilleurs ont commencé  peu à peu à comprendre comment on fonctionne et ca, c'est peut être ce qui me donne un peu de baume au coeur, ... le fait de montrer à certain que l'on ne rechigne pas à la tâche.

En tout les cas, il était toujours plaisant de voir certains gros bonnets s’écarquiller devant nos insigne d'armes et nous dire...tantôt "purée.. un mélange pareil c'est pas possible, vous z'êtes quoi??" ou du "Mais non.... il y en a encore??"

oui oui, il y en a encore, l'armée XXI ne les as pas tous passé sous silence ;-)

Je garde en mémoire tout les bon moment passé, même les moins bon, mais tout cela grâce à la magie de la camaraderie, cette chose que seule les "astreints" peuvent savoir ce que sait. Je garde aussi en mémoire tout ces gens qui ont fait en sorte que tout s'est toujours bien passé au travail, comme au repos. Ampli d'une bonne nostalgie, je ne suis pas près d'oublier tout ca.


Bien à vous.



Entre cette photo prise à Aproz un jour de février 2002..


....et celle ci., prise à Bière en Novembre 2011,  ce sont pas moins 
de 360 jours de services que les sépares....qu'on le veuille ou nous.. 
et ben ca file ;-)







vendredi 23 mars 2012

Histoire vivante - les forteresses do Gothard, sur bles traces du réduit national

une édition intéressante de "histoire vivante" qui retrace le processus  de réduit national., sa naissance, sa mise sur pied, ses risques...




            

mardi 20 mars 2012

Fort d'artiilerie du Bürglen ( Projet n° 9101)


Il y a très peu de temps, mon collègue de travail, fervent amateur de sport et de rando en peau de phoque, projette de faire un tour dans le Gantrisch, son topo lui indique un passage dans le couloir nommé "Couloir des Bunlers". Les noms sont ce qu'ils sont mais il vient tout naturellement vers moi pour me demander si le "mot" bunker de cette nomination  doit être pris dans le sens littéral la plus stricte ou si elle se réfère à un élément étant sur place (à savoir un bunker implanté dans le secteur). Je lui demande le sommet? Il me répond Bürglen. Cela ne me parle pas trop et lui demande la Région et me donne comme Réponse "Gantrisch"... Là je ne peux que lui dire que ca doit avoir une référence avec un vrai bunker puisque une  ligne fut érigé  sur ces crêtes et dont je savais déjà que les fortins du 3248 et 3249 du Morgetenpass en font parti. Après une rapide recherche, l'info tombe, il y a bien un bunker au Bürglen, qui se trouve d'ailleurs à "un pas" du Morgetenpass.

Une fois n'est donc pas coutume, c'est mon collègue qui s'est occupé de cette 1ère série de clichées du fort du Bürglen.  

 Chose que mon collègue a fait avec grand plaisir. Lui qui devait sans doute voir pour la 1ère fois un élément du réduit. Merci collègue!



Donc, situons, juste un peu mieux  la régions en question:



Pour un peu "vulgariser", entre le sud du lac de Gruyère et le lac de Thun se trouve un chaines de montagnes que se partage les pré-alpes Fribourgeoises et Bernoises. Cette barrière intègre notamment le Gantrisch, le Stockhorn (qui donne le nom à cette ligne de défense) à son extrême NORD - EST.  Le col duJaun, les Euschels se trouve pour ainsi dire à son extrême SUD - OUEST. Tiré un gros trait entre ces 2 zones est vous obtenez un régions infesté de belles crêtes.... Vous vous retrouver en plein dans la Ligne Stickhorn, élément de défense du réduit National qui regorge de petits bunkers, voir même de forts d'artilleries qui jouent à cache cache avec le relief de cette région.


Sa position: 
Revenons à notre Burglen. Son fort se trouve clairement au sommet du Bürglen, on ne peut pas le rater,







 Son entrée:    599509/172345
Embrasure 1: 599484/172443
Embrasure 2: 599513/172471
Embrasure 3: 599535/172480
Embrasure 4: 599555/172448 

 Son équipement, sa capacité :
Ce fort d'artillerie devait initialement abriter
- 4 canon 7,5cm
- 1 poste d'observation
- 50 hommes










Bürglen, un chantier un peu houleux :

C'est le 3 Novembre 1942 qu'a été présenté au 25e Bat Fus le secteur et le plan d'aménagement du fort qui comprendra deux canons de 7,5  et quatre postes d'observation. Il a en outre une capacité de 50 hommes.
Le coût des opérations s’élève à 500.000 Fr. L'ouvrage sera le projet 9101/35.  

Le 1er Janvier 1943 le plan d'aménagement est modifié, ce sont tout à coup quatre 7,5 cm qui équiperont le fort.  

Le 4 Mai 1943, le commandant de la 2e Division signe le contrat  avec l'entreprise Sigrist-Berger Bezzola et Hartmann, sise à Bürglen, Les coûts des travaux de maçonnerie de la position du Bürglen se chiffre à 349'804.10 Fr. . Le Chef de la 2ème division du Génie pronostique l'achèvement de l'ouvrage dans les huits mois.

Le 6 mars 1944: deux canons de 7,5 et quatre postes d'observation sont opérationnel.

Le 20 Juin 1944, l'installation de systèmes de protection contre les gaz à quatre emplacements de canons sont prêt. 

Durant le chantier, les plans changentLe 5 Janvier 1945, le chef de la 2ème division de génie craint que les postes d'observation sur qu'un étage ne soit pas suffisant. Il ordonne dont la planification d'un second étage, cette modification ne couterait "que" 20.000 Fr, supplémentaires. 
Selon le Rapport intermédiaire du 24 Février 1945:  Trois niveaux sont bétonnés. Un des bloc de combat n'étant pas fini, L'équipement intérieur de ce dernier est manquant





Le 4 Juin 1945, le chef de la 2ème division de génie, suite à un changement de situation militaire,  décide d'abandonner l’exécution complète de l'ouvrage initial. Les travaux  suivants ne sont plus effectué :  
- sol béton
- Menuiserie des chambres, salle de séjour et MagMun.  
Les postes d'observation sont construit dans tous les cas, mais peut-être finalement sur un seul étage au lieu de deux.

Dix jours plus tard, le commandement de la 2ème division de génie décide -- alors que les poste d'observations sont en cours d'exécution sur deux étages -- de ne pas équiper , pour raison économique, les chambres, salle de séjour et mag mun de ce secteur. Comme tout  les travaux de menuiserie qui leur sont associé. les sols ne sont pas bétonnée. 

 Le 6 novembre 1946, le département de l'aviation, la DCA et le département de la technologie d'armement de forteresse (secteur Ligne Stockhorn) effectuent, entre autre, un test de résistance  à l'aide d'une bombe de 250kg placé à  l'entrée du bunker  

Ces tests ont mis à jours certains défaut de construction dont passablement de Bunker situé le long de la Ligne Stochorn pourraient être concerné. Certain, au moment de ce constat, été tout juste fini, d'autre pas encore. 

Passablement de question restent sans réponse aux sujets des ouvrages de la ligne Stochorn: 

-> les ouvrages partiellement fini ont ils été occupé/attribué? Si oui par quelle unitée
-> les ouvrages ont été armée? Si oui avec quel armement
-> Des munitions on été stocké dans les ouvrages? 
-> Si des ouvrages on été opérationne, jusqu'à quand?  

 (Source)












 

D'autre photos seront bientôt à votre disposition. 
laissons un peu la neige fondre ;-) 

 
* Les infos sont tiré de sources diverse, confirmé ou non et d’observations sur le terrain. Si elles manquent a vos yeux de précision ou sont erronés: faites le moi savoir via les commentaires, je m'efforce  constamment d'effectuer les complément d'informations ad'hoc