dimanche 9 février 2014

"Le faux Scandale de la P-26" .... quand les services secret frôlaient nos murs....



La fin de la lecture de l’ouvrage écrit par le journaliste et historien Martin Matter « Le faux scandale de la P26 et les vrais préparatifs de résistance contre une armée d’occupation » coïncide  avec l’invitation d’un camarade "fortif"  à aller visiter le fort de Krattigen. Même si il est relativement facile de s’imaginer certains éléments décris dans ce livre, il est toujours intéressant de retourner sur un lieux «historique» et d'y pouvoir s'inspirer et imaginer ce qu’il s'y est tramé en ces lieux jadis! Du moins, je suis une personne qui fonctionne ainsi et cela me permet ainsi de faire d'une pierre, deux coup: Une présentation de ce livre et de l'ouvrage de Krattigen.

Si vous avez déjà lu le petit article que j’ai rédigé sur la P-26 à l’époque, la question ne devrait pas vous traverser l’esprit  mais pour les autres, il serait facilement compréhensible de se dire «mais pourquoi parler de la P26, une organisation résistante secrète, sur un blog traitant des ouvrages militaires suisse de la seconde guerre ?»  Et bien c’est une bonne question :

 Une question qui ne va pas rester sans réponse puisque les membres de la P-26 suivaient leurs instructions dans des ouvrages du réduit national réaffecté et préparé à cet effet à Gstaad et à Krattigen

Un des blocs de combat de Krattigen, il renfermait initialement 
un des 3 canons 10,5cm de la batterie

"Le 1er cours eu encore lieu dans un ancien fort d'artillerie
au-dessus de Faulensee, Au Rosengarten, qui puait
abominablement. Lorsque je rentrais  à la maison après
2 ou 3 jours, on me demandait où j'étais allé"

Le stockage du matériel prévu pour les membres de la P26 se faisait quand à lui également dans d’anciens ouvrages du réduit qui se trouvent dans les régions de St-Maurice, de Stilli, de la Pleine de la Linth et à Gordola



L'une des  "cabanes"  qui stockaient le matériel utile à la P26



avec des détail qui ne trompent pas... 




....




De tous ces ouvrages, seul l’un d’eux est officiellement ouvert au publique, il s’agit de l’ancien fort d’artillerie de Krattigen. Un bel endroit qui renferme le passé d’un fort d’artillerie reconverti en l’un des 2 centres de formations de la P26.  Un endroit qui se mue gentiment en Musée.


La conversion concrète d'un ouvrage d'artillerie en centre d'instruction se traduit par  la
transformation d'un pot d'embrasure... en pot d'échappement  des moteurs du
groupes électrogènes!! 


Mais en fait, c’est quoi cette « P26 » ?

Afin de mieux cerner  l’ambiance et la compréhension de cet article, je vous résume cette organisation (et sans tout vous dévoiler, bien entendu...) et pour cela il faut revenir quelques années en arrière ; plus précisément dans les années 70 en pleine guerre froide. C’est à ce moment qu’une «armée secrète» nommé P26 (P = project / 26 = le nombre de cantons suisse) se met en place et relaie le défunt «  service spécial ». Cette armée résistante devait pouvoir organiser des actes de déstabilisation psychologique, sabotages envers le pouvoir occupant et pouvoir renseigner et communiquer avec le gouvernement fédéral exilé en dehors des frontières suisse.  Cette résistance était constitué de 400 membres actifs dispatchés dans divers cellules régionaux actives et regroupant des spécialistes radios, pionniers, transports,..  En parallèle à cela, un organigramme quasi identique était organisé en cellule dormante. Celles-ci étaient capable de remplacer une cellule active désamorcer ou des membres « perdu », par exemple (le principe« Hydra » pour les initiés) cela augmentait ainsi de près de moitié son effectif initial de 400 membres. Néanmoins cette organisations aurait dû atteindre petit à petit 800 membres "actifs".

Le principe de sélection des membres étant ce qu’il est, l’ensemble des membres de l’organisation étaient instruit à leur spécialité respective lors de journées de formations dans 3 principaux sites : L’ancien fort d’artillerie de Krattigen nommé « Rosengarten » et puis et surtout à l’ancien PC de la 1ère division situé à Gstaad et nommé « Schweizerhof » pour les instructions tirs et théoriques et Hagerbach pour les instructions aux explosifs. 

(...) Dans des endroits multifonctionels,
revêtus de plaques de caoutchouc, les résistants
s'exerçaient aux tirs instinctifs
au pistolet (...)    
 Afin que les membres en sachent le moins possible sur l’organisation et la structure interne de cette résistance, ce qui pouvait mettre à mal une telle organisation, tout était mis en œuvres pour diminuer les chance de bavardage indiscret  ou si un membre venait à être entres les mains de l’occupant. Tout était calculé, La politique de cloisonnement ne laissait pas la place au hasard. Cela s’appliquait même lors des instructions ou lors des transports organisé vers ces lieux d’instructions.

"(...)Le participant travaillait, mangeait et dormait
dans une chambre qu'il avait la permission
de quitter seulement pour aller aux toilettes
ou se doucher dans ce cas le couloir était 
libérer pou lui(...)"  
Les ampoules rouges et vertes permettaient 
de "gérer" cette circulation des membres dans les galeries des 
ouvrages et contribuaient ainsi à cette politique de "cloisonnement"  


(...)J'étais embarqué (à Thun) dans un bus VW aux 
vitre teintées, La voitures s'arrêtait  devant une écurie 
ou une grange...

.... Et depuis là, on s'enfoncait dans les profondeurs (...)
C'est par cette petite issue, présent dans le garage (équipé de porte automatique) 
que les membres de la P26 rentraient dans le centre d'instruction de Krattigen   

L’équipement, munition et armes qui permettait d’équiper en cas d'occupation les membres de la P26 étaient déposés dans 3 dépôts centraux réparties sur le territoire suisse et un dépôt spécialement prévu pour le Tessin. Ces dépôts renfermaient tout ce dont une telle organisation avait besoins, chaque membres  avaient son container préparé soigneusement stocké, fermant le matériel utile pour pouvoir mener leur mission respectif en cas de résistance lorsque leur activation serait effective.


(...) Ce dont chaque membre aurait eu besoin en cas 
d'urgence (...) était soigneusement
emballé dans des containers d'acier cylindriques 

longs de 80cm (...) 
 le  cylindre d'un membre contenait
  • 1 pistolet
  • sa munition respectif 
  • un petit nécessaire de 1er secours 
  • divers cartes topographiques
  • 1 boussole 
  • 1 radio

le  cylindre d'un chef de régions contenait
  • 1 appareil de chiffrement, 
  • des accumulateurs et un chargeur, 
  • 2 cartons d'or (2x1kg /200x5gr/100x2gr), 
  • divers cartes topo
  • 1 pistolet P25, 
  • 120 cartouches
  • 1 set sanitaire contenant du Buscopan, Urgo, compresse, pince, Chlorure Sodium 0.9% et Baygon (mais pas de pillule pour le suicide 


Le cycindre d'un Pionnier contenait en outre
  • 1 fusil silencieux 
  • 1 mitrailleuse silencieuse
  • ...

(...) j'ai également suivi un cours avec le fusil silencieux qui été encore en développement,
je tirais donc un prototype, (...) sa précision était la meilleur (...)

 La P26 à néanmoins failli dans le fait que le financement s’est fait par le  biais de fond publique mais sans que le parlement ne soit au courant et ne puisse avoir un regard sur cette résistance. C’est en 1990, peu après le scandale des fiches, que cette  P26 et son existence se révèlent aux yeux des suisses qui ne cernent hélas pas bien l’objectif d’une telle armée secrète et surtout, son mode de fonctionnement. Par pression politique (causé entre autre par la peur de cette "armée secrète"), Kaspar Villiger, le chef du département militaire durant cette période mettra en place la dissolution de cette résistance, c’est chose faite en novembre 1990.

En 2041, les dossiers liés à la P26  seront déclassifiés. Pour l’heure, les anciens membres ont maintenant le droit de s'exprimer sur leur vécu au sein de la P26 comme bon le semble suite au retrait de l'obligation de réserve effectué en 2009. Le 26 mai 2014, c'est Rico, Chef du service qui décède, il est fort probable que passablement de détail sont parti avec lui et resteront secret pour l'éternité.


Si vous êtes interessé par cette défunte P26 et surtout son histoire, je vous conseil fortement l’acquisition du livre "Le faux Scandale de la P26" disponible aux Edition Slatskine. Un livre, l’un des 1er sur ce sujet, qui regorge d'une multitudes de détails et de témoignages sur cette résistance et son réel mode de fonctionnement.

 En parallèle à cela, si l’envie vous viendrait de vous plonger dans l’ambiance du Fort de Krattigen, vous pouvez effectué une visite guidée du fort en compagnie du maître des lieux: Daniel Miescher. Daniel que je tiens à vivement remercier pour l'autorisation qu'il m'a donné pour la publication des quelque photos faites dans son fort. 










CACHE N°3: L’anecdote "Guerre Froide" du Canton de Fribourg.

« en 1992*, on a découvert à Belfaux, (…) un dépôt matériel soigneusement constitué  par les soviétiques comme l’avait révélé un archiviste du KGB »
* il s'avère que cette année est fausse: il s'agit de 1998 




Si l’affaire n’est pas complètement lié à la P26, elle est néanmoins relatée dans les 1eres page de ce livre "Le faux scandale de la P26", cette série de pages qui nous remet dans l’ambiance de l’époque et des réelles possibilités d' attaques russes envers la Suisse et dont cette phrase ci-dessus est tiré. Une phrase qui passera bien inaperçue pour la plupart des possesseur du livre, à l'exception  peut être, des "régionaux" de cette histoire. Un fait divers ayant relativement peu de précédant. J'ai encore en mémoire la lecture de cet article passé dans "La Liberté" de l'époque. Une mémoire qui ne s'est pas trop transformé avec le temps puisque les grandes lignes, je les avait bien gardée en tête.


Coupure de l'article du 22 janvier 1999

C’est en 1998, le 3 décembre, à Belfaux, qu’une équipe de la police cantonale fribourgeoise appuyé par la police fédérale s’active  à creuser le sol de la foret, proche de la chapelle bordant la lisière de la Foret Cantonale suite à l'information permettant de localiser ce que les agent du KGB ont nommé "Cache n°3" et attention. nous ne somme pas loin d'une chasse au trésor "à gauche de la chapelle arrivé au pilier en pierre gravé "FC" partir de 36 pas  en s’enfonçant dans la foret (...)"  

Extrait de  "The Mitrokhin Archive" qui contient avec exactitude
la localisation de la Cache n°3


et la chapelle connue des gens de la régions, qui est le point de départ
de cette chasse au trèsors particulière 
"The Stone Pillar with F.C. inscription"  devait sans doute être l'ancienne version de ce qu'ai maintenant un
point fixe planimétrique. En tout les cas, tout proche des "55 pas" se trouve une telle borne

Cette info repéré dans le livre «The Mitrokhin Archive», un mémoire écrit par l’ancien agent du KGB Vassili Mitrokhine et l’historien Christopher Andrew, s’avère incroyablement juste et c’est à cet instant que la fiction digne d’un James Bond  joint dangereusement  la réalité !

30 ans après son enfouissement effectué  par un (ou des) membre(s) de la section du KGB de l'ambassade soviétique de Berne à cet endroit précis et à 1m de profondeur, il sera bel et bien retrouvé 3 containers contenant entre autres armes et argent mais également  une boîte en acier étanche renfermant ni plus ni moins un émetteur à onde courte BR-3U, un appareil de codage et les accessoires utile à leur bon fonctionnement. Tout était dans un parfait état de fonctionnement et surtout... tout cela était  parfaitement piégé par 3 charges explosifs mise en fonction sur le principe nommé "Molniya". Le principe d'enfouissement était quand à lui appelé "Leave Behing"  

Tout un système (également décrit dans le livre de Mitrokhin) permettait de repérer
 la valise  au fur et à mesure de l'excavation, la jarre de cerre (à droite)
sera le 1er repère, La tige d'acier positionnée à la vertical sera est le
second guide le guide qui mènera tout droit à la mallette
(images prise par la FedPol lors de l'extraction de la mallette) 


Malgré les informations que révélés le livre, il n'a pas dû être facile
de localiser exactement la zone à creuser... 

Voici exactement ce que contenait la "prise" de Belfaux en terme de moyen de communication:



l'émetteur radio retrouvé, le BR-3U est un modèle d'exemple  
dans le domaine de la radio à onde courte 


Le récepteur Svir

divers accessoires 




Un appareil de codage



Le tout étant renfermé dans une valise
contenant 3 charges explosifs 

L'appareil de codage était également piégé!

Pur hasard ? Présence d’un  Parc Automobile de l’Armée tout proche ? Si ce matériel trahi effectivement la présence actif du KGB sur le territoire suisse en pleine guerre froide, elle révèle également une mise en place tactique d'élément pour un événement bien particulier. En cas d'attaque de l'Europe par les airs de par les forces Russes, le couloir neutre et la faible densité d'aérodrome militaire de notre pays aurait été privilégié afin d'y créer un "passerelles aérienne" par dessus nos têtes. Si dans un réflexe nous pourrions penser que cette mallette en stand bye à cet endroit peut être lié au Parc Automobile de l'Armée tout proche... Il n'est en fait rien. C'est pour l'Aérodrome de Payerne et la base Bloodhound de Torny que cette mallette était préparé .

Des mallettes similaires ont d'ailleurs été retrouvé à Meiringen ainsi qu'à Dübendorf. Par la suite, plusieurs caches similaires auront été retrouvés et renfermant le même type de matériel notamment en Italie, en Belgique (3 rien que pour la régions de Bruxelles)  mais aussi en Allemagne, celles-ci n’étaient toute fois pas piégées. L’organisation Russe ayant prit le relais du KGB, nie la connaissance de ces caches.





Notez que ce matériel est exposé au Château de Morges dans le cadre de l'exposition « Les services Secrets ». Jacques Baud, ancien officier du SRS et initiateur de cette présentation prolongé jusqu’en octobre 2014, fut lui-même sur place le jour de la découverte de cette boîte piégée à Belfaux.


Depuis le 7 juillet 2014, Ce que les connaisseurs appel "le fond Mitrokhin" , soit 19 cartons renfermants plus de mille  des dossier secret exfiltré pas l'ancien archiviste du KGB, est dorénavant consultable dans les locaux du Churchill Archive Center de Cambridge. 








Avec, à 5:06, la mise en situations exacte de la prise de contact entre membre de l'organisation




dimanche 19 janvier 2014

Bunker freunde

Déjà présent depuis plus d'une année sur Facebook, "Bunker Freunde" se décline maintenant en site web.  et propose images, plans, exposés proposé par 2 passionnés de la fortification suisse allemand .



ces 2 passionnés sont également lié au bunkers-musées Gürtel de Kreuzlingen



Je vous souhaite une très bonne lecture 





jeudi 16 janvier 2014

Einigen

Einigen est un petit village se trouvant tout proche de Spiez, en bordure du Lac de Thun.  Ce village est plongé   dans une zone militairement active et dense durant les années de guerres et celles qui les ont suivi. Elle est un des passages qui mène tout droit en direction du réduit. Ceci expliquant cela!  




Einigen joui d'une configuration de terrain relativement intéressante puisque le village est "coincé" entre les gorges qui abritent le Kander et son large delta se jetant dans le lac de thun, le lac lui-même et la pente remontant en direction de Reutigen pour boucler le secteur.

Il n'en fallait pas plus pour mettre sur pied, dans cette zone, un barrage afin de consolider ce petit goulet bernois. Ces travaux seront entrepris dès 1940 avec comme 1er objectif la mise en place de l'imposante fosse antichar.

Il en résultera, dès 1943, un magnifique ensemble d'ouvrages d'infanterie camouflés, de murs, d'un fossé antichar et d'Omi. Tout cet ensemble est de nos jours complètement intégré dans le village, ce qui confère un aspect très intéressant à ce barrage.

En fait, il est un peu faux de penser que le barrage fût bien intégré dans le village puisque c'est un peu l'inverse: Lors de la création de ce barrage, le village d'Einigen se composait uniquement de quelques bâtisse et fermes relativement dispersées. C'est finalement le village qui s'est agrandi tout autour du barrage. Et force est de constater que les divers types de camouflages permettant de banaliser ces bunker's se sont finalement mariés à merveille aux quartiers de villas venu s'y greffer, et tout cela près de 60 ans après.

Voyez plutôt:


Le barrage comprends: 
  • 1 fossé antichar
  • 1 mur anti char qui longe la voie ferrée 
  • 1 barricade antichar 
  • 1 mur anti char qui longe une centaine de mètre la Kander 
  • tout les ponts enjambant le Kander étaient minés
  • 1 fortin camouflé en petite maisonnette/garage en bordure de route cantonale 
  • 1 fortin camouflé en petite maison à 2 étages, situé entre une petit route parallèle et la voie ferrée 
  • 4 fortins camouflé en grange 
  • 2 fortins camouflé en villa (dont julia) 
  • 1 fortin intégré dans les talus (et maintenant entre 3 villas) 
  • 1 bunker proche du lac à la hauteur de la naissance du fossé anti char
  • 6 abris pour la troupes

Malheureusement, le constat est alarmant:  Einigen ne tient pas plus que cela à garder ce patrimoine sur pied dans son intégralité. Quelques exemples: 

Le fossé anti char:



Imposant de ses 600m et 20 de large, partiellement inondée et creusée pour bloquer le passage du large delta du Kander, le fossé  fût  petit à petit, asséché et comblé pour devenir ce qu'il est maintenant: une réserve naturelle. Quelques réseau de barbelés et seul le haut des murs de l'ouvrage sont encore visible et démarque ainsi les dimensions de l'ouvrage.

Julia (7)


Source: Libero
Julia est sans doute le symbole des destructions d'ouvrages perpetré à Einigen.  Tout proche de l'école, la parcelle contenant ce bunker camouflé en chalet, qui au final  ne dérangeait pas plus que cela le voisinage, fut acheté par la commune pour clairement être démoli pour dégager l'horizon afin que les écolier puissent avoir une vue dégagé sur le lac. Tout cela malgré le fait que cet ouvrage est estimé "ouvrage d'intérêt historique" par le département de la défense. Un élément qui n'aurait manifestement pas été mentionné sur l'acte d'achat. Hélas la commune n'a jamais caché le désire de supprimer ce bunker du paysage avant, pendant et après l'achat. Et cela leur aura donné gain de cause. Le bunker et ses murs épais jusqu'à 3m sera démoli. C'était l'un des ouvrage camouflé le plus original de la région.

La barricade anti char de la route cantonale à aussi disparu avec la remise en état de la route cantonale, il en est de même pour l'omi tout proche






Par chance, d'autres ouvrages sont encore sur pied, allons à leur découverte: 





Un 1er bunker (1) se situe dans l'enceinte de la gravière à l'embouchure du canal qu'a crée le fossé anti char. 











Des 600m initial, seul les 100 1er mètres du fossé anti char sont intactes:



Le reste du fossé est maintenant comblé, on devine encore la présence des murs qui nous permet de deviner les dimension de l'ouvrage. 










On enchaîne directement avec un 1er ouvrage "entier" collé en bordure de route cantonale. Cette grange (2) n'est ni plus ni moins un bunker défendant la "feu" barricade antichar. 



L'ouvrage suivant (3) surplombe la voie de chemin de fer, celui-ci est  également camouflé en grange. On retrouve sur cet ouvrage (et ses  2 autres "jumeaux") le travail typique de  peintures trompe l'oeil donnant au béton l'aspect léger du bois! 








Le second ouvrage (4), à l'époque perdu dans le talus, est maintenant coincé entre 3 villas, malgré son camouflage imposant, il passerait quasi inaperçu vu son implantation actuelle 




Une seconde grange (5) surplombe l'ensemble du dispositif. Là encore une fois, le travail de peinture est remarquable!

en 1er plan se trouve l'un des 6 abris destiné  à la troupe








Le 3ème ouvrage strictement identique se trouve à la même hauteur, éloigné d'une centaine de mètres de son confrère


La ballade replonge dans le village pour tomber, à l'arrière de l'école sur un bunker camouflé en Villa (6), là, encore une fois, l'illusion est simplement parfaite: 





Pour des raisons météorologiques (une pluie battante) et d'éclairage (la fin de la journée étant arrivée) Nous n'avons pu finir cette visite et découvrir les 2 derniers ouvrages du barrage (9 et 10) Le 1er est un  bâtiment sur 2 étages qui pourrait s'assimiler à une construction des CFF  et le second à des allures de cabane/garage flanqué en bordure de route. Dès qu'il sera possible cet article sera complété avec les ouvrages manquants, merci de votre compréhension.


Sur le chemin: 



Témoins du passé, ces pyramides qui avaient tache de bodybuilder les rives du Delta de la Kander
sont encore visible sur les 2 cotés de la rive. 

Aux yeux de cette association de Pontonniers : le "Panzergraben" est encore là ;-) 


une section du mur qui longe le Kander...


...et sa rive opposée 

A défaut du pont parallèle qui supporte la route cantonale,  la passerelle est encore équipé
des chambres de minages de l'omi qui l'équipait